29 octobre 2011

KIM - Radio Lee Doo


Connu depuis longtemps pour enregistrer les disques plus vite que son ombre, le bordelais Kim ne confond jamais vitesse et précipitation et a toujours réussi à allier productivité et qualité. La preuve, une fois encore, avec "Radio Lee Doo", dernier volet d’une trilogie entamée avec "Don Lee Doo", paru chez Vicious Circle en 2008. Avec ce nouvel album signé cette fois sur le petit label Gimme Shelter, le garçon nous offre un joli condensé de ce que peut être et a pu être la pop moderne au cours de ces 20 dernières années. Proposant des chansons d’une efficacité redoutable, Kim joue sur les couleurs, les tonalités et les mélodies avec une aisance remarquable, s’amuse avec les instruments vintage, varie les ambiances et se révèle encore une fois comme un touche-à-tout de première classe.
Aussi agréables que faciles à écouter, les pop songs de "Radio Lee Doo" devraient comme les autres, entrer un de ces jours au panthéon des musiques easy listening modernes.
[8.5/10]
Gimme Shelter - oct. 2011

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27 octobre 2011

Composer - The Edges of The World


Les petits projets donnent parfois de grands albums. Car Composer est à la base un groupe à durée limitée, d'abord formé pour participer à un concert unique dans le cadre des “Workshops” du label Infiné. Et puis le succès et le plaisir aidant, le projet mené par d’Alexandre Cazac, a finalement pris une dimension nouvelle avec la parution de “The Edges Of The World”.
Si une écoute distraite laissera sans doute l’image d’une pop électronique assez banale, dans la lignée de Royksopp, la suite montre que Composer vaut largement mieux que cette étiquette qu’on leur accolera (à tort) un peu vite. Car derrière les jolies mélodies et les refrains légers, on découvre une seconde couche, avec un travail de production très abouti et surtout des arrangements fouillés et malins qui offrent à cet album une longueur insoupçonnée.
Parfait alliage entre pop music, et electronica, ce disque est une vraie réussite, montrant une belle diversité de style, avec des titres qui vont parfois là ou on en les attend pas, confirmant infiné comme un label toujours très sûr dans ses choix artistes entre élégance, raffinement et efficacité.
[8.5/10]
Infiné - oct. 2011

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25 octobre 2011

The Stepkids – The Stepkids


Après le succès des récents albums de Mayer Hawthorne et de Aloe Blacc, on aurait tendance à croire que le label Stones Throw (reconnu un temps pour ses productions hip hop chiadées), est devenu en l’espace de quelques mois le nouveau Motown. Une impression qui ne fait que s’amplifier avec le premier album des Stepkids.
Stepkids est un trio d’américains qui, tout comme les deux chanteurs/musiciens cités plus haut, montre sérieuses prédispositions pour faire revivre le son soul des Marvin Gaye et autres Temptations.
Le temps de 10 titres, le groupe se joue de l’espace temps pour nous replonger à l'époque bénie de coupes afro, des costards blancs à paillettes et des lunettes à gros carreaux. Le résultat donne un album absolument délicieux, réalisé à l’ancienne avec le gros son de bass, le piano Rhodes, les guitares wha-wha, les percussions et tous les arrangements qui vont bien et font de ce disque une bel hommage aux musiques soul funk des années 60/70. A consommer sans modération !
[8.5/10]
Stone Throw - oct. 2011



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24 octobre 2011

Novö - Sur Une Courbe Continue Sans Tangente


En digne hériter de Diabologum et Dominique A, Novö débarquait en 2007 avec un premier album fort prometteur je retiens ton souffle. Depuis 4 ans on avait perdu la trace de ce groupe toulousain que l’on pensait disparu. Et c’est donc avec surprise que l’on retrouve ce quatuor avec un nouvel album une fois encore sur le label Monopsone (Arch Woodmann, Erik Arnaud, Laudanum...). Toujours aussi sombre et amères, les chansons de Novö se révèlent plus belles que jamais, jouant une pop d’influence new-wave, harmonieuses et soniques, portées par la voix impeccable de JM Chabrel et surtout une section rythmique qui donne une force et une intensité remarquable aux chansons.
Malgré un son et un style très vite identifiable qui évoque des tas de choses (Slowdive, Ride, Nirvana, Daho, K. A. Steffen, …) le groupe tire pourtant son épingle du jeu avec quelques titres solaires et magnifique ("Un si long silence" ou "Un garçon triste"). Bref, un album et un groupe à découvrir de toute urgence !
[8/10]
Monopsone - sept. 2011

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20 octobre 2011

Active Child - You Are All I See


Dans la lignée des symphonies pop synthétiques et parfois dégoulinantes de M83, Active Child propose une nouvelle variation de ce que l’on peut faire aujourd’hui en matière de pop éculée et nostalgique. Pat Grossi, l’homme qui se cache derrière les machines et dont la voix haut perchée de castra fatigue assez vite, construit des chansons dream pop, éthérées à souhait, assez vaporeuses mais surtout extrêmement lancinantes.
Si le concept fonctionne assez bien sur quelques titres, en revanche, sur la durée, tout ça finit par former un bloc bien trop compact et totalement soporifique où chaque titre a tendance à se confondre dans la masse. Dans le genre voix habitée, on préférera largement les compositions, nettement moins rébarbatives, d’Antony & The Johnsons ou de James Blake.
[4/10]
Vagrant Records – sept. 2011

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19 octobre 2011

Fac. Dance: Factory Records 12" Mixes & Rarities 1980-1987


Fac. Dance : soit 24 titres pour plus de 2h30 de musique et surtout pour se souvenir (ou pas) de la vivacité et de la richesse des productions du mythique label Factory fondé en 1978 par Tony Wilson. Réédités par le label Strut, ces morceaux inédits permettent de découvrir ce son assez indéfinissable qui n’a finalement pas trop vieilli, avec ce mélange d’electro, de hip hop, d'afro, de disco.
Deux beaux CDs où l'on sent l’émergence d’un style pas vraiment identifiable, entre disco, new wave, electro, mais très intéressant, avec des titres, pour la plupart très longs, signés Section 25, A Certain Ratio, New Order, Quando Quango, Blurt ou encore The Durutti Column, des groupes pour la plupart totalement oubliés aujourd’hui. Une compilation à ne pas manquer pour les nostalgiques et pour les autres aussi.
[8.5/10]

18 octobre 2011

Institut – Ils étaient tombés amoureux instantanément


Institut est à ajouter la liste, pas si longue que ça, des groupes de pop française dont on se souvient au final presque plus des textes que de la musique. Institut raconte des histoires d’aujourd’hui, pratique le name-dropping, affiche des idées... Une démarche, un style d’écriture qui rappelle par certains aspects la noirceur, le réalisme et le côté parfois désespéré des textes de gens comme Françoiz Breut, Diabologum, Mendelson, Superflu, Florent Marchet ou plus récemment Arnaud Fleurent Didier.
Jamais dénué d’humour ("Les pensions de retraite"), l’album mérite une vraie reconnaissance grâce à des musiques subtiles, des textes ciselés et accrocheurs, parfois touchants, chantés par un duo de voix (Arnaud Dumatin + Emmanuelle Ferron) qui fonctionne bien.
[7.5/10]
Institut & Rouge déclic - sept. 2011

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17 octobre 2011

General Elektriks – Parker Street


Personne n’a oublié le sifflement léger et guilleret de "Raid The Radio", single imparable qui a servi d‘illustration sonore à bon nombre de supports radio et télé durant les deux années dernières. Deux ans après ce jackpot, le français RV Salter exilé aux Etats-Unis, est de retour pour un troisième album dans lequel on retrouve toujours ce côté fun et ludique mis au service d’une musique groovy et sympathique à défaut d’être réellement passionnante. Car si le tube "Raid The Radio" a sans doute contribué à la reconnaissance General Elektriks, il aussi gonflé un peu le talent de ce garçon. Car, à bien écouter ses albums, et plus particulièrement ce dernier, il n’y a quand même pas de quoi se relever la nuit.
En élève appliqué et passionné, le français puise son inspiration dans la musique blaxploitation, le soft jazz, le funk la pop pour tirer un album patchwork mainstream, souriant, gentil et facile à écouter mais au fond très inoffensif et quelque peu desservi par le chant de RV Salter.
[5.5/10]
Discograph - oct. 2011

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14 octobre 2011

Shlohmo - Bad Vibes


Il a tort, le gars Shlohmo, d’intituler son premier album "Bad Vibes", car sil l’on jette une oreille ou deux à cette galette parue sur le label Friends Of Friends, on se rendra vite compte qu’il n’y a que de bonnes vibrations sur ce disque.
Repéré pour ma part sur le netlabel Error Broadcast en 2009 avec le "Shlo-Fi EP", Shlohmo arrive enfin en cette seconde moitié 2011 avec un premier album très tranquille, entre dubstep, ambiant, glitch et abstract hip hop, rempli de sonorités rondes et apaisantes. Habile du laptop, Shlohmo construit des morceaux très subtils dans lesquels beats légers, fields recordings et boucles s’entremêlent harmonieusement pour constituer des ritournelles absolument délicieuses. Shlohmo confirme ainsi les bonnes impressions ressenties avec ses précédents EPs, avec un album long en bouche et à la mélancolie très contagieuse
[8/10]
Friends Of Friends - sept. 2011

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13 octobre 2011

Kim Novak – The Golden Mean


Encore un petit groupe français qui n’en finit pas de monter et de progresser. Repéré chez Talitres en 2007 avec "Luck & Accident", le groupe est de retour sur la petite structure Kütu Folk Records que l’on aime aussi beaucoup. Un changement de maison mais pas forcément d’orientation musicale puisque l’on retrouve à nouveau ce son aux influences new-yorkaise qui faisait déjà le charme et la force du précédent LP. Si l’on peut toujours évoquer Interpol, Clap Your Hands Say Yeah ou The National à propos de Kim Novak, on notera toutefois quelques influences californiennes ici avec un disque à la production plus ample que sur le précédent, et qui sait alterner ritournelles radieuses et chansons plus sérieuses, plus sombres sans que jamais l’on ressente un quelconque manque de cohérence sur ce disque. Tout comme les Kid Bombardos récemment évoqués ici, Kim Novak va à l’essentiel, et se concentre avant tout sur ses couplets refrains pop/rock carrés et généreux qui caractérisent leur style. Et à l’image des bordelais, on pourra dire que le cadre un peu rigide défini sur ce disque constitue aussi sans doute ses limites.
[7/10]
Kütu Folk Records - oct. 2011



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12 octobre 2011

Loney Dear – Hall Music


Parmi les cœurs transis, les romantiques éternels, on compte et déjà depuis longtemps Jay-Jay Johanson et Perry Blake et depuis quelques années, le suédois Emil Svanängen plus connu sous le nom de Loney dear. Auteur de son meilleur album en 2009, le bouleversant "Dear John", il est de retour avec "Hall Music", un court album qui s’inscrit parfaitement dans la continuité des précédents opus sans toutefois les égaler. Car si le utilise toujours un peu la même recette, et joue, pour ainsi dire, toujours un peu sur la même corde (sensible), avec ici en nettement moins de variations que par le passé. Si on écoutera l’album de du "Droopy suédois" sans déplaisir, car joliment orchestré et suffisamment riche en mélodies tristes, on constatera toutefois que l’ennui gagne assez vite faute à un manque de relief évident de l’ensemble.
[7/10]
Something In Construction/La Baleine - oct. 2011



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11 octobre 2011

Twin Sister – In Heaven


Pour peu que l’on passe un peu vite sur cet album, on ne prêterait même pas attention au charme et la douceur des mélodies concoctées par ce quintet de Long Island. Ce qui serait bien dommage vu la qualité du produit et le plaisir que l’on peut éprouver au contact des 10 chansons proposées par les Twin Sister. Globalement ensoleillé, "In Heaven" tire sa force de ce mélange harmonieux entre la voix mélancolique et lascive d’Andrea Estella et les sonorités electro pop un peu vintage qui viennent se poser autour. Et si les comparaisons avec Broadcast peuvent paraitre exagérées à la première écoute, on se rendra compte, au fil du temps, que les deux groupes partagent finalement quelques point communs, et en premier lieu cette façon de faire sonner les claviers de manière très réussie et de sortir des harmonies et des mélodies post-modernes qui fonctionnent très bien.
[7.5/10]
Domino/Pias - sept. 2011



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07 octobre 2011

Apparat – The Devil’s Walk


Souvent intéressant, jamais décevant, Apparat a toujours réussit à nous captiver avec réalisations, et surtout depuis le splendide "Walls" paru en 2007. Plus tranquille que jamais, son nouvel album mélange pop et electronica pour le meilleur.
Réalisé à Mexico puis à Berlin, "The Devil’s Walk" est un est un petit trésor de mélancolie numérique dans lequel la voix nonchalante de Sascha Ring fait son effet dès les premières minutes. A l’image d’un Thom Yorke (en nettement moins tourmenté), Apparat distille un spleen très palpable à travers des morceaux subtilement construits et auxquels on s‘attache dès le premier passage malgré l’aspect un peu froid de l’ensemble. La raison à cela réside sans doute dans l’aspect foncièrement pop de cet album, rêveur et extrêmement mélodieux.
Dans un esprit pas très loin non plus de celui du pianiste masqué Cascadeur, Apparat se révèle plus que jamais comme un chanteur au service d’une musique électronique profonde, généreuse et charmeuse, ouverte aux émotions et aux rêves les plus doux.
[8/10]
Mute - sept. 2011




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06 octobre 2011

Kid Bombardos – Turnin’ Wrong


Longtemps considéré comme un espoir du rock français, le groupe Kid Bombardos semble en passe de devenir une confirmation avec son album "Turnin’ Wrong". Car si cette bande de joyeux rockeurs bordelais nous a longtemps laissé une impression mitigée, ce nouvel album prouve que le groupe a su finalement prendre le bon wagon et s’imposer avec ses qualités naturelles.
Le style de Kid Bombardos c’est avant tout un jeu direct et une certaine forme de simplicité dans les compositions. Des vertus indispensables en football, appliquées à la musique par un groupe qui propose une production classique avec des chansons qui le sont tout autant. On aimera aussi la qualité des mélodies et la précision d’une section rythmique très au point. Deux atouts de poids qui donnent à ce disque un certain charme, à défaut d’être réellement original.
[7/10]
Sober & Gentle - sept. 2011

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03 octobre 2011

Doctor Flake - Flake Up


Rien de bien neuf sous le soleil (noir) de Jean-Marie Léger, alias Doctor Flake. le son de ce producteur hip hop/trip hop n’évolue que très peu avec ce nouvel album : le BPM ne dépassant jamais le 100, dans un style jouant toujours et encore sur ces ambiances moites et enfumées qui avaient fait le succès de son précédent Lp "Minder Surprises". Cette fois encore, il s’entoure de quelques voix amies (Nawelle Saidi, Vale Poher, Miscellaneous, Dj Pee…) pour dérouler ses compostions électroniques tranquilles. Toujours aussi intenses et sombres, les titres de Doctor Flake se révèlent dans l’ensemble plutôt efficaces sans rien apporter de bien neuf dans un genre qui évoque ici aussi bien Archive que Massive Attack ou quelques formations qui ont donné ses lettres de noblesse à ce genre très à la mode à la fin des années 90. Ce qui n’est pas une raison suffisante pour bouder "Flake Up", album bien fichu, très agréable auquel les nostalgiques du genre prêteront sans aucun doute une oreille attentive.
[7/10]
new deal - oct. 2011



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