26 avril 2011

Melodium - Coloribus


A peine avait-on fini d’écouter "Petit Jama" que Melodium était de retour avec de nouvelles compostions… on ne va pas forcément s’en plaindre !
"Coloribus" ne déroge pas à la règle et complétera à merveille une discographie déjà bien remplie. Signé cette fois pour le petit label abandonbuilding, ce nouvel album nous invite à prendre de la hauteur à se plonger dans des rêves (ou des cauchemars) grâce à des motifs simples et mélodieux composées au piano ou à la guitare puis mis en boucle avec quelques ornements, plus ou moins abstraits, pour se rappeler que l’on est bien et avant tout dans la musique électronique. Difficile de dire si celui-ci et meilleur ou pas que le précédent ou encore celui d’avant, car plus que jamais, la musique de Melodium semble ici former un tout, comme un vaste puzzle sonore dont on découvre chaque année, ou presque, une nouvelle pièce. Un puzzle, à mon avis, que l’on n’est pas près de terminer.
[7.5/10]
Andonbuilding - avril 2011

23 avril 2011

Yves Rakotomalala - Ce Matin Encore


Ce n’est pas trop mon genre d’évoquer des vieilleries sur mes blogs, il y a déjà tellement de nouveautés dont j’ai envie de parler... mais celle-ci m’a particulièrement marquée et je fais donc là une petite exception à la règle.
Découvert complètent par hasard, au détour d’un blog, cet album de Yves Rakotomalala, un auteur dont je n’avais jamais entendu parler, a tout de suite résonné en moi et s’est très vite révélé aussi chaleureux qu’indispensable. Sans doute parce qu’il évoque une grand figure de la musique country Folk en la personne de Neil Young. Pourtant même si les compositions de Yves Rakotomalala sonnent comme les vieux albums de l’indien, la seconde partie, chantée en français, se révèle sans doute la plus touchante et la plus intéressante, de part la proximité qui s’en dégage. Le chanteur y narre son quotidien, ses déambulations citadines, sa petite vie, avec des mots simples et touchants.
Pas de doute, ce petit retour en 1981 valait vraiment le coup.
[8/10]
Golden pavillon - 1981

A écouter et à télécharger sur Free Music Archives

21 avril 2011

Dustin O’Halloran - Lumiere


C’est la nouvelle signature du label FactCat, qui malgré les années, continue de nous proposer des choses intéressantes, à l’image de ce remarquable album de Dustin O’Halloran.
Dans un style très épuré comme on a déjà pu en trouver par le passé sur le catalogue du label anglais (Hauschka et surtout Max Richter), "Lumiere" se présente comme un album néo-classique, joué principalement au piano autour duquel viennent graviter des cordes et quelques éléments plus épars. C’est globalement assez prenant, par moment même très intense. Pas étonnant donc que Sofia Coppola ait emprunté à ce californien de naissance trois titres pour la B.O. de son film "Marie-Antoinette," en 2006.
En tout cas, cette entrée en matière dans l’univers musical de Dustin O’Halloran est une bien belle surprise et donne envie d’aller découvrir son autre projet, plus pop, The Devics.
[8/10]
Fatcat - mars 2011
Album en écoute sur spotify et deezer

18 avril 2011

Yuck - Yuck


Voilà encore un disque qui va en rendre plus d’un nostalgique. Avec un son tout de suite identifiable, une manière de composer qui rappelle immédiatement celui des groupes grunge/noisy pop des années 80/90 (Nirvana, Pavement, Dinosaur JR, Sonic Youth, Sebadoh, et j’en passe) , Yuck a tout du bon vieux vieux revival 90’s. Une tendance amorcée avec les The Pains of Being Pure at Heart et qui devrait se confirmer au cours des mois ou des années à venir. Pourtant, le groupe n’en fait pas pour autant son fond de commerce sur toute la longueur de l’album, s’essayant de temps à autres à des chansons plus pépères. Du coup, on ne sent pas vraiment d’idée précise derrière ce disque, avec l’impression que le groupe se cherche sans doute un peu en attendant un second album qui, espérons-le, sera un peu plus conséquent et plus personnel.
[6.5/10]
Fat possum - mars 2011

Album en écoute sur deezer et spotify



17 avril 2011

Antoine Leon Paul - Antoine Leon Paul


Ce qui frappe c’est d’abord l’incroyable légèreté des mélodies qui ressortent de cet album. Le genre de mélodies qui entrent avec une facilité déconcertante dans votre tête sans que vous puissiez les en déloger. Et puis il a les textes d’Antoine Leon Paul. Des textes nonchalants, drôles, insouciants, mélancoliques et attachants. Bref, une véritable petite prouesse, pas si fréquence que ça dans la chanson française actuelle, que l’on a pu apprécier récemment avec le second album d’Alister.
Et d’ailleurs, on retrouve aussi chez lui, cette même décontraction, ce même sens de la rime, cette même facilité dans l’écriture, ce côté chanson pop facile qui l’on apprécie aussi chez Matthieu Boogaerts, Albin de La Simone ou sur les premiers albums de Souchon
Sans prétention et sans faux-semblant, Antoine Leon Paul joue ses chansons avec une aisance incroyable, dans un premier album aussi abouti que facile à écouter, et en plus jamais dénué d’humour.
[8/10]
Beacause music - avril 2011

Album en écoute sur Deezer et spotify

15 avril 2011

Jim Yamouridis - Into The Day


Si "Into The Day" est déjà le troisième album de Jim Yamouridis, je dois bien avouer ne pas avoir vu les autres passer. Car il faut dire qu’une voix comme celle-ci on ne l’oublie pas si facilement.
Dans la lignée de Leonard Cohen et Johnny Cash, les deux noms qui viennent tout de suite à l’esprit quand on écoute de cet album, "Into The Day" nous offre un très beau moment de country folk crépusculaire, avec des chansons extrêmement subtiles, sur lesquelles viennent se poser des arrangeants riches et délicats à la fois de Seb Martel. Renvoyant une certaines image de l’Amérique, cet album, très classique dans sa forme, a malgré tout le mérite de se révéler tout de suite extrêmement chaleureux et accueillant.
"Into The Day" est un disque du soir, un disque auquel on prend vite goût, et que l’on se repassera souvent. Un disque qui peut engendrer par moment une certaine monotonie de par la rigueur qui s’en dégage, mais c’est un disque qui, globalement, fait du bien.
[8/10]
Starlight walker/Modulor/Idol - janvier 2011

En écoute sur deezer et spotify

11 avril 2011

Black Devil Disco Club - Circus


En voilà un qui revient de loin : Bertrand Fèvre , l’homme à la tête du projet Black Devil Disco club, aura connu son heure de gloire en 1978 grâce à un titre disco ("Disco Club") qui fit pendant des années le bonheur des fouineurs de bacs à soldes en manque de vinyles cultes, jusqu’à ce que Black Devil Disco Club renaisse de ses cendres et donne un premier album en 2006, le bien nommé "28 after".
Pour ce second album, le français s’est entouré d’un tas de gens assez prestigieux venus de la pop dont Jon Spencer, Faris Badwan (The Horrors), Nicolas Ker (Poni Hoax), Claire Evans (Yatch), ou encore Nancy Sinatra et Afrika Bambaataa.
Avec un tel featuring, on pouvait s’attendre à un album un peu fourre-tout et peut-être inégal. Il n’en sera rien, heureusement, Bernard Fèvre tenant fièrement la barre de son navire avec 10 titres pour un album cohérent, entre pop, new wave et disco, que l’on jurerait avoir été composé dans les années 80 avec du pur matériel d'époque. Un retour en forme de réussite, donc, pour Black Devil Disco Club qui devrait s’imposer sans mal sur les dance-floor branchées de la planète tout l’été.
[7/10]
Lo recordings/Module - avril 2011

07 avril 2011

The Finkielkrauts - Smog


Il y a un peu plus d’un an, on découvrait un drôle de groupe avec un drôle de nom : The Finkielkrauts et surtout avec un premier Ep terrible ! Ces tourangeaux signés sur le label du coin, Another records, avaient su capter notre attention avec seulement 4 titres dans lesquels les références (parfaitement digérées) à Cure, Sonic Youth, Cure ou Poni Hoax plus le côté direct et tranchant de leur musique avaient fait la différence.
Alors que l’on attendait un album, c'est finalement avec un nouvel Ep que le groupe revient, dans les mêmes dispositions et avec la même envie, celle de faire un rock toujours aussi direct et incisif, un rock sans fioriture, tout de suite familier, qui envoie et envoie encore grâce notamment à une section bass/batterie métronomique, comme à la belle époque de Joy Division.
Avec un son bien crado, tout droit revenu du début des années 80, une reverb' toujours la bienvenue, The Finkielkrauts nous envoie six bonnes grosses décharges électriques en pleine face, et ça fait rudement de bien.
|8/10]
Another records - avril 2011


05 avril 2011

Cosmos70 - A Poet with Nothing to Say


Toujours attaché à une certaine idée de l’electro pop, le groupe Cosmos 70 revient 3 ans après un premier album, "Voices", dans lequel on pouvait trouver quelques références incontournables de electro : de Kraftwerk aux anglais de Plaid en passant par des formations plus obscures telles que Dopplereffekt ou Drexciya .
Avec "A Poet with Nothing to Say", le groupe affine quelque peu sa musique, lui donnant uen asptc planant et ambient nettement plus franche que par le passé. Et si le "holy Wheel EP" paru il a y quelques semaines laissait présager un album dans la lignée des premiers Air, on se rend compte à l’écoute de "A Poet with Nothing to Say" que les lyonnais seraient finalement plus à rapprocher de M83. Car si le groupe aime développer ici encore des titres electro pop remplis de nappes de synthés, de breakbeats et de voix vocodées, on sent que l’envie d’aller vers des choses plus planantes se fait sentir, à l’image de la fin de l’album où les ambiances se font plus calmes, plus apaisées, à l’image du très beau titre de clôture de 16 minutes, le cosmique "The Wave".
[7/10]
Bee records - avril 2011



04 avril 2011

Le classement Wikio Musique d'avril 2011



1Playlist Society
2La Blogothèque - Flux général
3Le HibOO
4HOP
5Little reviews
6Chroniques Electroniques
7Soul Kitchen
8Brainfeeders & Mindfuckers
9Des Chips et du Rosé
10Pop Revue Express
11dans le mur... du son
12Tasca potosina
13Ears Of Panda
14Gammes orientales en France
15zdar.net
16Toujours un coup d'Avance !
17Des oreilles dans Babylone
18Des Chibres et des Lettres
19JAZZ, BLUES & Co
20La musique à papa

We Are Enfant Terrible - Explicit Pictures


Adeptes du rock 8bit des Crystal Castles mais aussi de la pop groovy des Ting Tings, les français de We are Enfant Terrible se lancent dans le grand bain de la pop avec un album après deux EPs parus entre 2008 et aujourd’hui. Comme les Crystal Castles et pas mal de groupes actuels, les lillois saupoudrent leurs pop songs de sonorités 8bit sans que pour autant ça ne soit la marque de fabrique du groupe. Car si le groupe sonne très actuel, son énergie et sons du rythme sont ses principaux atout. Car question originalité, il faudra aller voir plus loin. Mais peu importe, car le groupe a d’autres arguments. Et s’il manque peut-être à ce disque le single qui tue, il est à noter que l’ensemble se révèle tout à fait cohérent et équilibré et que l’on peut lui prédire d’ores et déjà un joli succès à cet album.
[7/10]
Last Gang/naïve - avril 2011

Album en écoute sur deezer et spotify

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