06/08/2009

Fever Ray - Fever Ray


Echappée de The Knife, duo qu’elle forme avec son frère, la Suédoise Karin Dreijer Andersson débarque avec son projet solo Fever Ray pour un album aux allures minimalistes et une pochette sombre signée du dessinateur américain Charles Burns ("Black Hole").
Mais si l’on va un peu plus loin, s’il l’on passe les premières écoutes assez frigorifiantes, il faut bien l’avouer, on découvre un album aussi beau que passionnant qui change du tout venant electro/pop actuel.
D’abord il y a ce chant plaintif Karin Dreijer Andersson, presque irritant au début, et puis surtout cette musique à la fois gothique et dream pop, que l’on croirait échappée des années 80 et qui nous ramène du côté des Cocteau Twins ou de Bel Canto. Mais plus qu’une simple référence à un style ou à une époque, Fever Ray envoûte et touche par son côté tribal (ça c’est pour la touche Dead Can Dance) et par la profonde mélancolie que ressort de ces 10 titres.
Album beau bizarre, "Fever Ray" restera sans doute comme une des choses les plus étranges et saisissantes entendue en cette année 2009.
[8.5/10]
Rabid Records - avril 2009

Tracklist : 1. If I Had a Heart
2. When I Grow Up
3. Dry & Dusty
4. Seven
5. Triangle Walks
6. Concrete Walls
7. Now’s The Only Time I Know
8. I’m Not Done
9. Keep The Streets Empty For Me
10. Coconut

1 commentaire:

seb a dit…

Mieux que The Knife, avec un sens mélodique plus développé, tout en conservant l'aspect un peu glacial