31 décembre 2010

Shlohmo - Camping EP


Fin 2009, sur Netlabels revue, je vous disais le plus grand bien de Shlohmo et de son Ep paru chez Error broadcast. Un an après, le revoilà (pour la seconde fois en quelques mois) sur la petite structure Friends Of Friends ("Shlomoshun Deluxe" est paru en janvier 2010) à l'occasion de la parution d'un nouveau EP tout aussi réussi dans lequel il mélange habilement abstract hip hop, breakbeat, dubstep.
Agé à peine de 20 ans, le garçon fait preuve d’une belle maitrise empilant et arrangeant les samples et les beats comme un grand. Si les remixes s’avèrent un peu moins intéressants que les titres inédits, on peut malgré tout dire que Shlohmo risque encore de nous régaler en 2011 tant ce garçon semble avoir mille et une idées dans son sampler.
[7.5/10]
Friends Of Friends - juin 2010

30 décembre 2010

Radiomatic vol. 2 - Cocktail Party


Si je n’ai pas encore eu le plaisir d’écouter le premier volume de la collection Radiomatic "Ce soir après diner, nous passerons des disques" initié par Pascal Parisot et Fredda, je ne résiste pas, en tout cas, au plaisir d’évoquer ici le volume 2 "Cocktail party". Un disque de pure et belle musique easy listening, avec des vieux titres français de l’époque yéyé repris à la sauce exotica, bossa nova ou mambo.
Loin des standards et des rengaines façon "salut les copains" (Claude François et compagnie), le duo s’est penché sur des titres mois connus des années 60 : "Cours mon Coeur" de Billy Bridge, "Tout ça pour la Bossa Nova" de Richard Anthony ou encore "Femme Femme" de Sophie Daumier pour en faire des relectures délicieuses comme un hommage à Yma Sumac, Lex Baxter, Martin Denny, et autres références incontournable de la Lounge Music que l'on retrouve samplés sur le titre "fantomas".
"Cocktail Party" est un disque adorable, dont on se surprend à susurrer les refrains et qui trouvera aisément sa place dans votre pile de disque au moment de préparer votre sélection pour faire danser vos amis lors d’une prochaine soirée.
[8/10]
Traffix music - nov. 2010

Ecouter l'album sur spotify ou deezer

Tracklist :
1. Je danse donc je suis
2. Tout ça pour la Bossa Nova
3. Jean Lou
4. Cours mon coeur
5. Femme femme
6. Dent de lait, dent de loup
7. Catching a Falling Star
8. Eclipse Twist
9. Mais non mais non
10. Fantomas
11. Strip Tease
12. Le roi des menteurs

29 décembre 2010

Natureboy - Natureboy


Natureboy, c'est d’abord cette pochette étrange, cette fille de profil, dénudée, et puis il y a cette voix androgyne, trainante, nonchalante. C’est celle de Sara Kermanshahi, la jeune américaine d'origine iranienne à la tête de ce projet. Avec son chant direct, presque sans émotion, elle vient accompagner principalement une guitare pour une poignée de folk songs teintées de reverb qui donnent un des plus étranges albums dans le genre paru cette année.
Et puis au fil des écoutes, on découvre derrière ce dépouillement et cette froideur apparente, derrière la simplicité désarmante de ces chansons, une grande mélancolie, un sens de la mélodie et un son qui me rappelle les premiers Cat Power, les disques trop vite oubliés de Tarnation ou encore le spleen romantique de Richard Hawley.
"Natureboy" est un disque splendide, qui évoque le mythe de l’Amérique profonde et qu’il est urgent de découvrir.
[8/10]
Own records - Juil. 21010

25 décembre 2010

Cassius - The Rawkers EP


Cassius is in da house ! Et ca fait bien plaisir. Car Philippe Cerboneschi (Zdar) et Hubert Blanc-Francard (Boom Bass) restent aujourd’hui comme les précurseurs du son French Touch 1.0 (la fameuse house filtrée !) en compagnie de quelques producteurs aujourd’hui, pour la plupart, oubliés, ils ont su au fil du temps faire évoluer leur musique jusqu’à l’excellent "15 Again" paru en 2006.
Passé chez Ed Banger, le duo signe en cette fin 2010 "The Rawkers EP" dans un style electro pop assez différent du dernier album, avec ici un son presque old school, et assez loin des sonorités distordues auxquelles on a droit habituellement chez Ed Banger. Une agréable mise en bouche en attendant l’album.
[7.5/10]
Ed Banger - 2010
en écoute sur deezer

19 décembre 2010

o!jerome - Le disque est un manuscrit


o!jerome (Jérôme Orsoni) que l’on ne confondra surtout pas avec feu-C. Jérôme sort sur le micro label Zéro égal petit intérieur son troisième album après Pourtant nous avons, avec soin, cueilli quelques croquis pour votre album vorace. Un album évocateur et poétique qui nous ramène à l’esprit du post-rock de Chicago, celui de musiciens libres et inventifs tels que peuvent l’être David Pajo (Papa M), Jim O’rourke, David Grubbs ou Tortoise. C’est donc presque une surprise de retrouver un français derrière ce disque rempli de guitares triturées ou pas, de drones, de samples, de sonorités électroniques et de voix. Le tout a été enregistré à la maison et c’est à découvrir tout de suite parce que c’est une vraie curiosité.
Par ailleurs, Jérôme écrit sur des blogs ici et et a publié un livre consacré à Tortoise.
[7/10]
Zéro égal petit intérieur - nov. 2010

18 décembre 2010

Console - Herself


On pense à Console d’abord pour le titre "14 zero zero" à un époque ou l’on ne jurait que par une certaine pop allemande emmenée par des groupes souvent passionnants et qui avaient pour nom Tarwater, To Rococo Rot, The Notwist, Ms John Sod, Lali Puna ou encore Console. Ce dernier étant le projet de Martin Gretschmann, connu aussi pour sa participation au fameux album "Neon Golden" de The Notwist.
Après l'excellent album "mono" paru en 2006, dans un genre plutôt ambient, Martin Gretschmann revient avec un disque de laptop music nettement plus pop, sur lequel vient se poser la douce voix de la chanteuse Miriam Osterrieder. Et le résultat s’annonce assez probant avec 11 electro-pop songs, très agréables, légères et mélodieuses. Bref, le chevelu à grosses lunettes n’a pas perdu la main avec cet album qui, s’il ne fera avancer en rien le schmilblick, nous fera quand même passer un agréable moment à son écoute.
[7/10]
Disko B - déc. 2010


15 décembre 2010

Godot & Benjamin Fincher - Postcard #1


Il n’est jamais trop tard pour parler des bons albums. Car je ne voulais pas terminer l’année sans évoquer le projet conduit par Jérôme Bodon-Clair (Godot) et Benjamin Fincher qui déboucha au printemps dernier sur le mini Lp intitulé "Postcard #1".
Et l‘avantage d’évoquer cet album en plein hiver avec des températures bien en-dessous de zéro c’est qu’il a le don d’apporter une petite touche estivale dans votre journée. Car dans ces 7 titres tout semble rappeler la douceur et l’insouciance de l’été.
Composé de titres pop/folk acoustiques ou électriques, plein de douce mélancolie, "Postcard #1" déroule ses chansons en anglais avec une certaine aisance, rappelant ainsi que Benjamin Fincher figure toujours parmi les folk singers français les plus passionnants du moment comme on a pu s’en rendre compte en 2009 sur son album " Where The River Goes".
[7.5/10]
Bandcamp - mai 2010

13 décembre 2010

Top des Blogueurs 2010

Le Top Blogueurs 2010 : La sélection des meilleurs albums de l’année

15 en 2008, 37 en 2009, nous sommes cette année 60 blogueurs musiques francophones à vous présenter au travers d'un classement commun les 20 albums qui nous auront collectivement le plus marqué en 2010. En espérant en toute humilité vous permettre de redécouvrir certains disques ou mieux d'en découvrir de nouveaux...


The Radio Dept - Clinging To A SchemeThe Radio Dept - Clinging To A Scheme


Branche Ton Sonotone : Les suédois de The Radio Dept. creusent le sillon d'une pop douce et fantomatique avec un acharnement de surdoués. Leur dernier opus a la couleur d'un coucher de soleil sur un lac scandinave : mélodies diaphanes, tourbillons distordus et rythmiques hypnotiques sont au rendez-vous d'un album qui a un goût d'insaisissable. Un charme nordique, à la fois enjoué et nostalgique, distant et incroyablement émouvant. A lire la critique du Golb et de Branche Ton Sonotone
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Syd Matters - BrotheroceanSyd Matters - Brotherocean


La musique à Papa : Mon histoire avec Syd Matters ? Cela me rappelle ces filles que l'on rencontre comme ça au hasard d'une soirée et auxquelles on n'attache d'abord pas vraiment d'importance. Pas qu'elles soient moches, loin de là, mais on les trouve un peu ...chiantes, manquant de fantaisie. Et puis, un jour, c'est la révélation. On ne comprend pas vraiment pourquoi : est-ce nous qui avons changé ou est-ce elles ? En tout cas, "Brotherocean" a résonné comme une évidence. Comme s'il n'y avait rien eu avant. Et tant pis, s'il n'y a rien après... "A moment in time ", comme disent les anglais. A lire la critique de Rigolotes chrOniques futiLes et insoLentes et de So Why One More Music Blog
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Deerhunter - Halcyon DigestDeerhunter - Halcyon Digest


Esprits Critiques : Réussir un mélange est une chose compliquée. Si vous mélangez des couleurs dans un verre, il y a des chances que vous obteniez un cocktail maronnasse peu appétissant. La musique de Deerhunter, ça pourrait être ça. En mêlant de la noirceur, du son brut, du kraut, des mélodies presque pop et un son aquatique, le risque de gloubiboulga est présent. Pourtant, la bande à Bradfortd Cox a (encore) livré une œuvre subtile et unique, et arrive (encore) à polir un genre qu'il faudrait créer pour eux. Ils savent en tout cas faire monter une ambiance en neige, profiter de ce son vaporeux pour que le brouillard précipite en averse et mener vers une fusion encore plus fluide entre l'écriture et le son. A lire les critiques de Tasca Potosina et de Ears Of Panda
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Pantha du Prince - Black NoisePantha du Prince - Black Noise


Playlist Society : "Black Noise" est un lac perdu dans les montagnes : derrière son romantisme pictural et ses sonorités enivrantes et apaisantes se cachent les traits des tornades à venir et des rayons du soleil qui comme chez Turner caressent les tragédies. Les mélodies électroniques de Hendrik Weber nous guident alors dans la taïga, se dérobent et nous abandonnent face à l'aurore boréale. A lire la critique de Pop Revue Express et le live report de Rigolotes chrOniques futiLes et insoLentes


Joanna Newsom - Have One On MeJoanna Newsom - Have One On Me


Brainfeeders & Mindfuckers : Joanna Newsom ne s'impose jamais nulle part. Elle se fraie un chemin délicatement, avec grâce, avec le temps de son côté. Elle effleure du son de sa harpe, comme une caresse derrière l'oreille, sa voix est devenue satin, mais au fond, rien n'a changé. Elle reste impossible à apprivoiser, toujours insaisissable. Elle s'échappe par tous les détours, dans cette forêt qu'elle dessine en trois disques et quelques chansons. Il suffit donc d'être patient, de la laisser s'approcher peu à peu, puis de se plonger entièrement dans la mystique lumineuse de "Have One On Me". Alors Joanna Newsom devient cette amie imaginaire qui ne peut sortir que d'un rêve. Mais tout est bien réel. A lire les critiques de Playlist Society et de Listen See Feel


Mount Kimbie - Crooks & LoversMount Kimbie - Crooks & Lovers


Chroniques Automatiques : "Crooks & Lovers", trop court, bancal mais pourtant tellement maitrisé, contient des morceaux frisant la perfection, qui dragueront tous les cœurs sensibles. Mélancolie electronica matinée de rythmes 2-step, Mount Kimbie, c'est surtout mini-jupes et
arcs-en-ciel, bitume et claquements de doigts. Bonheur. A lire les articles de Brainfeeders & Mindfuckers et de Musik Please


Cougar - PatriotMGMT - Congratulations


Laisseriez-Vous Votre Fille Coucher avec un Rock-Addict ? : MGMT avait réussi à prouver sa capacité à coller quelques tubes imparables au milieu d'un album fadasse. Le "toujours difficile deuxième album" en est l'antithèse : pas de morceau direct (hormis l'imparable Brian Eno) mais un album fabuleux de complexité, de richesse, une pièce montée de folie(s) et de "plus" qui jamais ne touchent au "trop". Si c'est ça l'avenir du space-rock (ou du prog), on signe des deux mains, et on attend la synthèse en sifflotant "Flash Delirium". A lire les critiques de Des Oreilles dans Babylones et du Golb
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Zola Jesus - StridulumZola Jesus - Stridulum


Unsung : Pour la première fois, Zola Jesus s'est enregistrée en studio, entourée de musiciens professionnels. Cette production soignée met surtout en valeur sa voix profonde, ce timbre légèrement rauque à donner des frissons, renforcé par la réverbération, l'atmosphère angoissante entre rythmiques 80's, piano entêtant, et des textes emprunts de doutes, d'espoirs fragiles, et de complaintes mélancoliques. Cet émouvant "Stridulum" révèle une jeune artiste talentueuse. A lire les articles de Little Reviews et Toujours Un Coup d'Avance !


Gil Scott Heron - I'm New HereGil Scott Heron - I'm New Here


Arbobo : Une histoire d'ange déchu, une histoire vraie. Une histoire de phoenix, de père putatif du rap extrait de tôle par un producteur aux doigts d'or. Il a serré la main du diable, le bougre. Gil Scott-Heron vient peut-être de publier son plus bel album, le plus noir, creusé à mains nues dans le bitume crasseux de New York. Ca saigne, ça saigne mais c'est vivant. C'est palpitant. A lire les critiques de My(Good)Zik et du Choix de Mlle Eddie
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LCD Soundsystem - This is HappeningLCD Soundsystem - This is Happening


I Left Without My Hat : James Murphy a beau s'en amuser et assurer le contraire ("You wanted a hit, but that's not what we do"), ses Lcd Soundsystem, tout en popisant leur propos, n'auront pas franchement changé leur fusil d'épaules avec "This is Happening", troisième et ultime album du groupe. Continuant de rendre hommage à la musique contemporaine par divers emprunts voulus ou fortuits (du Velvet Underground par ci, du Bowie par là), "This is Happening" est un disque aux contours rock, aux beats toujours synthétiques, mais à la vision globale très pop. Surtout, il n'est rien de moins qu'une belle épitaphe pour une des aventures discographiques les plus passionnantes et emballantes de ces dix dernières années, au fronton de laquelle le mot plaisir semble avoir été gravé en lettres d'or. A lire les critiques de Chroniques Automatiques et La Musique à Papa
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Sufjan Stevens - The Age of Adz Sufjan Stevens - The Age of Adz


Ears of Panda : 5 ans après Illinois, Sufjan Stevens nous revient, non sans quelques doutes, avec son projet le plus personnel et sûrement le plus risqué. Retrouvant ses premières amours pour la musique électronique sans abandonner pour autant son goût pour la pop baroque, le compositeur de 35 ans accouche d'un disque pour le moins étonnant. Le génie détruit pour mieux reconstruire et nous offre cet album d'un genre nouveau; à l'ambition démesurée, aux sons hachés, rugueux, épileptiques même, sans perdre jamais de sa superbe. On retrouve alors, dans l'essence même de ce disque, ce doux rêveur toujours en perpétuel mouvement, qui nous avait laissés sans nouvelles depuis bien trop longtemps. A lire les critiques de Esprits Critiques et Brainfeeders & Mindfuckers


Flying Lotus - CosmogrammaFlying Lotus - Cosmogramma


So Why One More Music Blog : Le prodige originaire de la Cité des Anges s'affranchit sur ce troisième album des formats classiques en terme de durée et des carcans trop étroits d'un genre que l'on définissait comme l'abstract hip-hop. Entouré de musiciens talentueux et confirmés, élégant dans son costume de chef d'orchestre qui lui sied à merveille, il dirige des micro-symphonies aussi organiques qu'électroniques, laissant parler son héritage et s'exprimer sa fibre jazz. A lire les critiques de De La Lune On Entend Tout et de Nuage Noir
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Caribou - SwimCaribou - Swim


Pomme de Pin : Hypnotique et viscéral, réfléchi et instinctif, cérébral et dansant, sur "Swim", Caribou mêle boucles électroniques et rythmiques tribales et en profite pour réconcilier la tête et les jambes. L'expression Intelligent Dance Music reprend des couleurs et en une tournée tellurique, toutes batteries dehors, Dan Snaith fait mentir tous les clichés sur les mathématiciens. A lire les critiques de Five Minutes et So Why One More Music Blog
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Owen Pallett - HeartlandOwen Pallett - Heartland


C'est entendu : Débarrassé de son pseudo geek à souhait (Final Fantasy), Owen Pallett brandit l'étendard de son patronyme civil comme le symbole d'une ambition enfin assouvie. Auto-proclamé Seigneur Divin du Royaume de "Heartland", il décore cet univers d'arrangements subtilement magnifiques et réalise un chef d'oeuvre pop dont la "lecture" révèle une mise en abyme homo-érotico-créatrice digne de tous nos louanges. A lire les critiques de Feu à Volonté et de Ears Of Panda
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Janelle Monae - The ArchAndroidJanelle Monae - The ArchAndroid


Le Gueusif Online : Une torpille de soul-funk qui n'oublie pas d'être outracière, voire parfois un peu kitsch, mais qui détonne certainement dans le paysage musical monochrome de cette année 2010. Une voix, une présence et un talent à suivre, que ce soit en studio ou en live, où toute la classe de Janelle Monàe resplendit. A lire les critiques de With Music In My Minds et Music Lodge
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The Black Keys - BrothersThe Black Keys - Brothers


Le Choix de Mlle Eddie : Ô Dan Auerbach que ta voix est belle ! "C'est pour mieux te régaler", pourrait-il me répondre. Le duo d'Akron s'autorise tout sur cet album : rock, blues, pop et même soul, avec une production qui n'a jamais été aussi bonne. Un poil trop lisse, diront certains, par rapport à ses prédécesseurs. C'est vrai, mais ce qu'ils perdent en abrasivité ils le gagnent en diversité. Et Auerbach n'a jamais aussi bien chanté. Ce Brothers, c'est la grande classe. A lire les critiques de La Quenelle Culturelle et du Gueusif Online
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Beach House - Teen Dream.Beach House - Teen Dream


Hop : Beach House tutoie enfin les sommets avec ce troisième album. Plus faciles d'accès, plus immédiates que par le passé, les chansons de Beach House brillent ici par l'éclat des mélodies, par la beauté triste et bouleversante des arrangements assez somptueux que l'on trouve tout au long de ces dix hymnes à la mélancolie qui évoquent la froideur d'une piste de danse au petit matin. A lire les critiques de Between The Line Of Age et du Choix de Mlle Eddie
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Four Tet - There is Love in YouFour Tet - There is Love in You


Good Karma : Obsédant : c'est le moins que l'on puisse dire de ce cinquième album de Kieran Hedben. Très loin de son groupe de post-rock Fridge, l'Anglais a choisi la musique électronique pour s'exprimer en solo. En résulte un disque inspiré par le jazz, la house et l'electronica. Il y livre des compositions aussi bien dansantes qu'introspectives, à l'inspiration et la production impeccables. Lumineux. A lire les critiques de Chroniques Automatiques et de I Left Without My Hat
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Swans - My Father Will Guide Me Up A Rope To The SkySwans - My Father Will Guide Me Up A Rope To The Sky


Where Is My Song : A l'heure des come backs périmés et après 13 ans de silence, les Swans réactivés offrent un album magistral, oppressant, monolithique, volontiers misanthrope, beau comme un mensonge et sale comme la vérité. Une rigoureuse apocalypse. Bande son idéale pour la fin du monde civilisé, que l'on peut désormais attendre avec sérénité. A lire les critiques de Playlist Society et du GolbEn écoute sur Spotify

Gonjasufi - A Sufi and a KillerGonjasufi - A Sufi and a Killer


Des Oreilles Dans Babylone : Sans aucun doute possible l'ovni musical de 2010, Sumach Ecks a surpris tout le monde. Débarqué de nulle part bien qu'actif depuis les années 90, il est sorti de son désert de Mojave parrainé par Warp pour nous livrer un disque intemporel et inclassable. Soul chamanique, hip hop dérangeant, rock bordélique, chaque plage de cet objet unique accouche d'un genre nouveau. Il y a tant d'inventivité et d'imagination dans cet album qu'il est impossible d'en faire le tour en moins de cent écoutes. Passer à côté serait une erreur monumentale. A lire les critiques de Chroniques Electroniques et de Les Insectes sont nos amis


Les participants au Top des Blogueurs 2010 :


Alain de Soul Kitchen, Anakin de Attica Webzine, Arbobo de Arbobo, Benjamin F de Playlist Society et de Ricard SA Live Music, Benjamin L de Le Transistor, Benoit de Pop Revue Express et de Hop, Catnatt de Heaven can wait, Cedric de So Why One More Music Blog, Daniel de Listen See Feel, Dat' de Chroniques Automatiques, Dr Franknfurter de The Rocky Horror Critic Show, Dragibus de Les insectes sont nos amis, Eddie de Le Choix de Mlle Eddie, Edouard de Ears of Panda, Ed Loxapaq de Chroniques Electroniques, Elliott de Weirdbrowser, Neska de Adiktblog, Fabien de Kdbuzz, GT de Music Lodge, Gui Gui de Les Bons Skeudis et du Mellotron, Guic'The Old de Laisseriez-Vous Votre Fille Coucher avec un Rock-Addict ?, Jimmy de Nuage Noir, Joanny de Discobloguons, Joe Gonzalez de C'est entendu, Joris de Tasca Potosina, JS de Good Karma, Ju de Des Oreilles Dans Babylone, Julien LL de Des Chibres et Des Lettres, Junko de Unsung, Laure de Not For Tourists, Laurent de Rocktrotteur, Leroy Brown de I'll give her mélodies, Marc de Esprits Critiques, Martin de Branche Ton Sonotone, Matador de Between The Lines Of Age, Michael de Crystal Frontier, Mmarsup de Little Reviews, Myriam de Ma mère était hipster, Nathan de Brainfeeders & Mindfuckers, Nicolas de Soul Brotha Music, Olivier de Feu à Volonté, Olivier R de Where Is My Song, Paco de De La Lune On Entend Tout, Paul de Pomme de Pin, Pauline de E-Pop, Pierre de Musik Please, Rod de Le Hiboo, Romink de My(Good)Zik, Sabine de With Music In My Mind, Sfar de Toujours un coup d'avance !, Ska de 7 and 7 is, Sunalee de Bruxelles Bangkok Brasilia, Sylphe de Five-Minutes, Systool de Le Gueusif Online, Thibault de La Quenelle Culturelle, Thomas de Le Golb, Twist de I Left Without My Ha, Vincent de La musique à Papa, Violette de Rigolotes chrOniques futiLes et insoLentes, Xavier de Blinking Lights

Chef de projet : Benjamin F / Identité visuelle et design : Laurent / Communication : Romink, Sylvie et les Waaa / Porte-paroles : Arbobo et JS

Plus de tops : le classement de GT sur Music Lodge

09 décembre 2010

Erik Truffaz - In Between


Dans ce monde de brutes et de bling-bling, rien ne vaut parfois un album d’Erik Truffaz pour retrouver calme et sérénité.
Si Erik Truffaz reste le musicien de jazz le plus passionnant depuis bien longtemps pour le novice que je suis et qui aime le jazz à petites doses, c’est sans doute parce que ce garçon a toujours su rendre sa musique simple et facile d’accès.
Repéré par beaucoup, il y a une bonne dizaine d’années, à l’époque où les productions nu-jzz, electro-jazz avaient le vent en poupe avec des gens tels que Nils Peter Molvaer ou Bugge Wesseltoft, Erik Truffaz a réussi, au fil des années, à dépasser le phénomène de mode, imposant définitivement son propre style et ses dsiques commed es références en la matière. Après la superbe trilogie (Benares, Paris et Mexico), Erik Truffaz retrouve son quartet pour un disque tout en rondeur, tout en douceur, rempli d’ambiances nocturnes et cinématographiques, et dans lequel on découvre Sophie Hunger, au chant, pour deux titres absolument magnifiques de mélancolie, dont une reprise de Bob Dylan.
Si les collaborations entre artistes pop et Erik Truffaz sont souvent des réussites, on peut espérer, pourquoi pas, voir un jour paraître un album du suisse entièrement dédié à ce type d’exercice, tant il semble exceller dans l’écriture pop.
[8.5/10]
Blue note - oct. 2010
Erik Truffaz feat. Sophie Hunger Let Me Go

Erik Truffaz - Mechanic Cosmetic

Album en écoute sur deezer et spotify

06 décembre 2010

Jason Lytle - Music Meant To Accompany The Art Of Ron Cameron


Pour ceux qui voudraient des nouvelles de l’ex-barbu de Grandaddy, Jason Lytle, sachez qu’il a mis en vente il ya quelques temps, pour 10$, sur son site internet, des morceaux inédits qu’il présente dans un non-album, un truc sans promo, comme ça juste pour le fun… et encore il n’est même pas sûr que tout ça vaille le coup.
Modeste le Jason, car quand on écoute la douzaine de pistes proposées, on se rend compte qu’il ya quand même quelques bonnes chansons et pas forcément que des trucs anecdotiques sur ce disques. Des chansons touchantes qui rappellent par moment la démarche de Eels, autre brouilleur de pistes de génie.
Bref, si vous êtes fan de Grandaddy, et en manque de la voix toujours aussi touchante de l’écoute de Jason Lytle, cet album vaut quand même un petit détour, en attendant le prochain véritable album solo du garçon.
[7/10]
http://jasonlytle.com -2010

05 décembre 2010

Atlas Sound - Bedroom Databank Vol. 1-4


Quand Bradford Cox (Atlas sound, Deerhunter) se transforme en généreux philanthrope cela donne 4 albums pleins à craquer de titres inédits, de surprises, de reprises. Et il y en a vraiment pour tous les goûts !
On sait, à l’écoute de ses différents projets, que Bradford Cox aime s’essayer aux exercices les plus divers. Et là, on en a encore la confirmation avec des titres, pour la plupart assez dépouillés, que l’on imagine bien enregistrés seul à la maison, et qui viennent compléter une œuvre déjà bien riche.
Même si tout n’est pas absolument indispensable (forcément sur 49 titres !), il y a malgré tout largement de quoi se faire un super album maison, avec selon ses goûts, une dominante electronica ou folk, puisque Bradford Cox, lui, est toujours autant partagé entre les machines et les guitares, comme on peut l’entendre sur cette très belle anthologie.
[8.5/10]
Atlas sound - 2010

Liens de téléchargement officiels :
Bedroom Databank Vol. 1
Bedroom Databank Vol. 2
Bedroom Databank Vol. 3
Bedroom Databank Vol. 4

02 décembre 2010

Anika - Anika

On sait depuis bien longtemps que toute production dans laquelle est impliqué Geoff Barrow n’est jamais à prendre à la légère. Si son projet expérimental Beak m’avait laissé un peu sur ma faim, celui-ci mené autour de la journaliste berlinoise Anika se révèle, lui, bien plus réjouissant, plus facile à écouter aussi, pour tout dire nettement plus pop !
Cet album est constitué principalement de reprises des années 60/70, plus ou moins connues, revue à la sauce Barrow, dans un style post-punk, il faut bien dire, assez bandant. Avec un son qui rappelle celui du fabuleux "Portishead" de 2008, mais qui évoque aussi un rapprochement entre Nico et Neu! à la grande époque du krautrock, ce "Anika LP" est une réussite de bout en bout, avec au final un "Master of War" de Dylan en version dub, assez énorme.
A la fois sombre et sec, cet album redonne un bon petit coup de vieux à des titres qui, à l’image du tube mélancolique "I Go To sleep", se voient ici revus et corrigés de manière originale et très convaincante.
[8.5/10]
Invada records/Differ-ent - nov. 2010

Album à écouter sur spotify et deezer
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