Côme+NERK est un duo composé de deux frères qui ont sorti un premier EP "En route" en 2008. Cette fois, ils reviennent avec 4 titres dans une veine pop folk sous influence "Bob Dylan et Léonard Cohen". Si on pense aussi à Beck, Herman Düne, en écoutant "Woody", on appréciera quoi qu'il en soit ces 4 titres chantés en français, entrainants et sympas comme tout, à découvrir sur leur myspace.
[7/10] Chromatic - janv. 2010 Côme + NERK : Rien dans le ventre
Pour sa première sortie, le tout nouveau label electro/techno/ambient français Edelweiss, monté par le distributeur parisien Module sous la conduite de Cyril Roux, un label manager electro depuis 10 ans, propose un album plutôt intéressant signé du niçois Kevin Scherschel. Après avoir de fonde le duo 22 Crew, en compagnie de Nhar, il collaboration avec Jennifer Cardini puis se dirige vers la production de l’album 22 :22. Composé de titres assez longs, entrecoupés d’interludes qui fonctionnent comme des leitmotivs, (un peu lassant à la fin), l’album présente une techno classique, à la fois hypnotique et aérienne, très accessible, pleine de jolis gimmicks, dans un esprit qui rappelle les albums de la fin des années 90 et notamment les productions notamment FCom de cette époque. si l’album est un peu long et aurait pu s’alléger que quelques titres assez dispensables, il n’en reste pas moins un effort louable parfois surprenant à l’image du titre "La fête triste" qui vient clôturer joliment ce "22:22".
[7/10] Edelweiss/Module - janv. 2010 Kevin Scherschel : Heartbreak
Tracklist : 1 Heart breaker 2 J.C.P 3 No news, i'm sad 4 Art of ? 5 After six hundred meters 6 Always 7 Go to ? 8 Lew Harper 9 Music for ? 10 La fête triste
Another records, un petit label défricheur (Misophone, François & the Atlas Mountains…) que j’aime beaucoup, fait paraître en ce début d’année un Ep 6 titres de Drew Danburry intitulé "Geraniums". L’occasion de découvrir un pop/folk-singer plein de talent. Apparu pour la première fois sur la compilation "Sweets for the wild III" du label en question, Drew Danburry libère ici 6 chansons dans un style bricolo lo-fi très sympa, avec des titres accrocheurs et très variés dans lesquels s’invitent tout un tas d’instruments pour un résultat plutôt convaincant.
[7/10] Another records - jan. 2010 Drew Danburry : Sweet Ghost
Il est des titres pour lesquels on garde une estime et affection pendant des années, c’est le cas pour moi avec le titre "Everything is alright", septième plage de "Pause", le second album de Four Tet paru en 2001. Un album passionnant qui révélait un as du laptop, magnant et jouant des samples comme Hendrix de la Stratocaster (si vous me permettez cette image pompeuse). Neuf ans après, et bien des projets annexes à son groupe d’origine, Kieran Hebden (connu aussi pour le projet Fridge) est de retour avec un disque de House music, plutôt minimal, bien dans l’air du temps et finalement un peu en décalage avec l’image de défricheur qui lui colle à la peau depuis toujours. Tout débute avec un titre et une boucle très "french Touch 1.0", qui rappelle un peu l’époque "Super Discount"… la patte Four Tet en plus. Et c’est cette patte là qui fera toute la différence tout au long de cet album. Car si dans l’ensemble, les morceaux suivent une veine minimal (où déjà énormément de choses ont été dites), son sens de la mélodies fait et son incomparable travail sur les boucles au laptop font que cet album parvient à se démarquer du reste de la production tout en restant un exercice de style. De plus, il y a un côté froid et désincarné dans cet album qui le rendent pas aussi sympathie et jouissif qu’on pouvait l’espérer et qu'avait pu l'être, par le passé, le fameux "Rounds".
[6.5/10] Domino/Pias - janv. 2010 Four Tet – Angel Echoes
Four Tet – She Just Likes to Flight
Tracklist : 01 Angel Echoes 02 Love Cry 03 Circling 04 Pablo's Heart 05 Sing 06 This Unfolds 07 Reversing 08 Plastic People 09 She Just Likes to Fight
Groupe avec lequel j’ai grandi (musicalement parlant), lesTindersticksoccuperaient forcément une place de choix dans ma discographie sélective s’il ne allait retenir qu'une dizaine de noms parmi les groupes qui ont compté pour moi dans les années 90.
Plutôt discrets depuis quelques années, le groupe de Stuart Staples, publiait en 2008 "The Hungry Saw" après cinq ans de silence, laissant croire à la fin du groupe. Mais voilà que ce début 2010 coïncide avec un nouvel album qui nous rappelle que les Tindersticks sont toujours d’attaque. Avec leur style reconnaissable à des kilomètres, les anglais continuent de creuser invariablement le même sillon avec ces chansons western, mid-tempo, portées par la voix toujours aussi majestueuse d’un Stuart Staples, en pleine forme, accompagné de Mary Margaret O’Hara sur le titre "Peanuts" qui lui donne un petit côté Lee Hazlewood/Nancy Sinatra très agréable. Et si le groupe était parti par un temps dans des directions un peu aventureuses, ce "Falling Down A Mountain" marque un retour à un classicisme le plus pur dans la discographie d’un groupe majeur de ces 20 dernières années.
[8/10] 4AD/Naïve - janv. 2010 Ecoutez Tindersticks - "Falling Down A Mountain" en entier :
Tracklist : 1. Falling Down A Mountain 2. Keep You Beautiful 3. Harmony Around My Table 4. Peanuts 5. She Rode Me Down 6. Hubbards Hills 7. Black Smoke 8. No Place So Alone 9. Factory Girls 10. Piano Music
Voici un petit disque de folk music qui on espère ne restera pas sans suite. Si vous avez aimé l’album de François Virot "Yes or No" paru chez Clapping Music en 2008, nul doute que vous vous laisserez convaincre par ce Ep signé Tiger boy. Edité par le micro label Supermegaphone, "Dance dance dance to the end" comporte 6 chansons folk lo-fi, rythmées, enregistrées à la maison et composées quasi exclusivement avec la voix et la guitare. Un disque à la fois simple et charmant, tout plein d’énergie et qui donne envie de suivre de plus prêt le sorties de ce petit label.
Sous-division du label techno belge R&S records, qui sort au même moment une compilation "Optimo presents In Order To Edit," mais plus orienté techno, Apollo records propose lui un ensemble de titres pop/downtempo avec des noms qui fleurent bon les années 90’s et qui ont contribué à leurs début aux succès du petit label belge. Parmi ceux-ci, on retrouve des gens comme Aphew Twin, Locust ou Thomas Fehlman. Pour ce disque, le fondateur du label, Renaat Vandepapeliere a rassemblé des titres issus du catalogue Apollo mais également quelques uns de ses titres favoris, venus d’ailleurs. Résultat, on a un subtil mélange entre les années 90 et aujourd’hui avec d’un côté des incontournables que sont Underworld, Aphex twin ou Pinback et de l’autre, des jeunes pousses qui ont pour nom Paul White ou Bulion.
Tracklist : 1 Penelope - Pinback 2 One Way Or Another - Locust 3 Andromeda - Mundo Muzique 4 Patashnik - Biosphere 5 Heliospan - Aphex Twin 6 Dreams - Angel, Dave 7 Who Changed The Order - Manna & Finley Quaye 8 Kinetic (David Morley mix) - Golden Girls 9 I Am The Murderer - Locust 10 Number Readers, The - Subsurfing 11 Just Like You - Locust 12 Sola Sistim - Underworld 13 Alien Nature - White, Paul 14 Rude Effort - Bullion
Très belle surprise en ce débit d’année 2010 que ce premier album signé du duo Sarah Goldfarb & JHK, une appellation derrière laquelle se cache les français Jean-Vincent Luccini, et Jean-Christophe Hallary. A eux deux , ils signent un disque de techno mentale aux accents 90’s qui rappelle par moment les plus belles heures du duo anglais Swayzak. Mais au-delà de cette simple comparaison, on découvre chez ces deux producteurs la capacité à jouer une techno à la fois minimale et chaleureuse dans laquelle il insérant quelques éléments qui pimentent quelque peu les beats et les nappes, à l’image de ces cuivres entêtants qui donnent une couleur très cinéma jazz au titre "Jacki". Au final, "Heartbeat City" est un album de techno très accessible dans lequel Sarah Goldfarb & JHK proposent suffisamment de variations et des modulations dans les arrangements et les rythmes pour que leur album nous tienne en éveil du jusqu’à la dernière note.
Fin 2009, les bretons de Frigo sortaient leur second Lp "World is science-fiction !" après "Funambul" paru en 2006. A l’écoute des titres de ce nouvel album, on découvre un rock sonique et puissant saupoudré d’électronique et plutôt bien produit (par Scott Greiner) duquel ressort quelques singles qui font mouche dès la première écoute. Sombre et envoûtant à la fois, aux accents parfois Post-rock, les titres rappellent par moment les grandes heures de Kat Onoma avec des guitares cinglantes et un chant grave particulièrement efficace. Si vous ne connaissiez pas Frigo, cette album sera l’occasion de rattraper le temps perdu et de découvrir un groupe français particulièrement prometteur.
[7.5/10] Big Trip - déc. 2009
Tracklist : 01. Your obsession 02. All nerds we are 03. On-off 04. Phantom 05. Before the devil knows you're dead 06. Pourquoi 07. Dreamers 08. Time eraser 09. Libertine assassine 10.Scenario catastrophe 11. Temps zéro 12. We never said goodbye
"Standing on top of utopia" est le second album de Kasper Bjørke après "In Gumbo" paru en 2007 sur le label Plant Music. De retour dans son Danemark natal après une escapade à New-York, Kasper Bjørke propose un album mêlant house, electro et pop à travers 10 titres élégants et dansants qui délivrent au fil des écoute une douce mélancolie qui s’exprime notamment bien à travers le single le single "Young Again" dont le clip vaut le détour. Et si cet album ne constitue pas une "réelle nouveauté" en soi et sonne comme bien des chsoes déjà entendues par le passé, il confirme malgré tout le talent de producteur du bonhomme , capable de trousser des pop songs synthétiques bien fichues et facile à écouter.
[7/10] HFN Music/la baleine - févr. 2010
Tracklist : 01. Animals 02. Young Again 03. Dasko Vanitas 04. Efficient Machine 05. Melmax 06. Alcatraz 07. Great Kills 08. Heaven 09. Fido & Friendly Ghost 10. Fasano
J’attendais beaucoup de ce nouvel album de Savoy Grand tant j’avais apprécié le dépouillement et la beauté sombre de "People and what they want" paru en 2005 sur Glitterhouse. Des caractéristiques qui faisaient de cet album en tout point remarquable un concurrent direct aux meilleurs albums de Low... en gros les quatre premiers. Et à vrai dire ce disque m’a presque déçu. Non pas que Savoy Grand ait en quoi que ce soit renié le style qui a fait leur force par le passé, mais je n’ai pas retrouvé dans "Accident Book" l’intensité et la beauté qui m’avait touché sur le précédent. Malgré tout, Savoy Grand reste un groupe très intéressant et si leur musique s'est un peu accélérée et surprend moins que par le passé, elle mérite malgré tout un détour et devrait combler sans mal les amateurs de slowcore.
[7/10] Glitterhouse - 2010 Savoy Grand - Fourcandles
A l’époque où Dj Cam sortit chef-d’œuvre on disait de lui que c’était l’homme qui fait pleurer les platines. Et bien 14 ans après, on pourrait à nouveau utiliser cette métaphore au sujet de Fred Yaddaden lorsque l’on écoute son premier album solo "The shadow of a rose". Composé comme tous les grands albums d'abstract hip hop de l’époque (signés DJ Shadow, Dj KrushDan the Automator) à base de samples, l’album a été enregistré entre 2003 et 2005 et a mis quatre ans à sortir. Mais l’attente est à la hauteur du résultat avec 15 titres charnels, mélancoliques, cinématographiques, où les violons côtoient le piano et les guitares dans un grand orchestre imaginaire au service de l’émotion, rien que de l’émotion.
Tracklist : 01 A song about the rose 02 Silence 03 Février 04 86 05 Lâcher prise 06 Promenade 07 You kiss me 08 Les passants 09 Trois mois 10 Lendemain 11 Echos 12 Golden Omen ? 13 Dernière danse 14 The shadow of the rose 15 One
L’avantage avec les tops de fin d’année des petits copains blogueurs c’est qu’en plus de voir ce que chacun a aimé durant l’année écoulé, on peut aussi y faire de jolies découvertes et de trouver pourquoi pas un album qui vous aurait échappé au cours des mois précédents. C’est ce qui m’est arrivé avec The Emperor Machine et leur chouette album d’electro/krautrock/8bit aux accents 80’s qui sonne comme un mélange entre la musique d’un jeu video atari, une vieille bande originale de film de John Carpenter et un hypothétique album de rock progressif des années 70. D’abord inquiétante, la musique de The Emperor Machine se fait accrocheuse pour devenir au final totalement indispensable pour qui aurait une attirance certaine pour les synthés vintage de tout poil. Ca tombe bien, j’en suis !
[9/10] Dc recordings - juin 2009
Tracklist : 01 The Frontist 02 Kananana 03 Lana Laila 04 Silvercape 05 Hairy Knuckle 06 You Clapper 07 Space Age Pop 08 Wet Seven 09 Dave Gent 10 Whats In The Box? 11 Snatch Shot 12 What You Want 13 Not None