08 février 2012

va Kompakt - Pop ambient 2012

Chaque année sort un nouveau volume des compilations Pop Ambient du label allemand Kompakt, et chaque année ce sont toujours un peu les mêmes mots, les mêmes impressions qui reviennent à propos de cette série qui, il faut bien le dire, n’évolue pas trop depuis ses premières parutions. On retrouve toujours plus ou moins les mêmes noms (Marsen Jules, Wolfgang Voigt…) toujours plus ou moins les mêmes musiques, les mêmes ambiances. C’est toujours très agréable, assez varié, très facile à écouter malgré le côté minimaliste (de rigueur) des productions proposées par le label de Cologne sur cette série. Bref, on dira que les amateurs ne seront pas déçus, quant aux nouveaux venus, ils pourront faire connaissance avec cette collection indispensable au même titre que la collection Total du même label.
[7.5/10]
Kompakt - févir. 2012

07 février 2012

Ulrich Schnauss & Mark Peters - Underrated Silence

Découvert à l’aube des années 2000 avec le superbe "Far Away Trains Passing By", puis avec "A Strangely Isolated Place" et "Goodbye", Ulrich Schnauss s’est fait plus discret ces dernières années, offrant notamment ses services au groupe Engineers dont fait partie Mark Peters avec lequel il a travaillé sur ce "Underrated Silence".
Le duo pressente ici un album de musique électronique contemplative, entre shoegaze et electronica, un sorte de musique de relaxation déclinée sur 9 titres aux ambiances éthérées très agréables. Car, malgré l’aspect très linéaire de l’ensemble, on prend un certain plaisir à se balader dans ces vastes étendues sonores, dans ces déserts synthétiques qui évoqueront pourquoi pas le son krautrock ou encore les compositions électroniques des années 70 de Mike Oldfield ou Tangerine dream.
Si "Underrated Silence" ne restera pas forcément comme la réalisation la plus marquante de Ulrich Schnauss, il constitue néanmoins un album de musque électronique planante pas désagréable du tout.
[7/10]
experimedia/la baleine - janv. 2012

à écouter sur spotify

02 février 2012

Giana Factory - Save The Youth

Si l’on fait abstraction de la pochette plutôt étrange et qui ne ressemble à rien, on découvrira dans cet album de Giana Factory, groupe dans lequel on retrouve la guitariste de Trentemoller, on découvrira alors une dizaine de chansons du meilleur gout qui soit pas très loin des chansons synthé pop de Mohini Geisweiller que l’on avait beaucoup aimées l’an passé.
Tout de suite très efficace, "Save The Youth" envoie une poignée de singles évidents dont l’irrésistible "Rainbow Girl" aux accents New wave (lointain petit cousin du fameux "Fade to grey" de Visage) taillé pour conquérir toutes les bonnes playlists du moment. Dans un style très scandinave (voix froide et détachée, nappes de claviers synthétiques à foison…), nos trois danoises réussissent un album pop, certes pas très original, mais assez attractif, en tout cas bien agréable.
Même si la fin de l’album se révèle un peu moins passionnante, reconnaissons tout de même aux Giana Factory une envie de faire les choses simplement avec réelle capacité à produire de bonnes chansons. C’est déjà ça.
[7.5/10]
Question & answer - janv. 2012

Album à écouter sur deezer et spotify

01 février 2012

Stuck in the Sound – Pursuit

Soyons franc, Les Stuck In the Sound n’ont jamais totalement convaincu au regard de leurs deux précédents albums, et cela malgré les qualités entrevues dans le précédent, "Shoegazing Kids" (2009). Le groupe parisien donnant souvent l’impression de se chercher à travers des albums certes honnêtes mais auxquels il manquait une réelle personnalité.
Cette fois encore, le groupe fait évoluer son style, pour se concentrer sur un rock nerveux, une musique power pop, post-grunge assez directe qui, à défaut de totalement convaincre a le mérite de nous offrir un concentré d’énergie brute assez addictive.
Si l’album ne tient pas ses promesses jusqu’au bout, reconnaissions quand même que toute la première partie se révèle assez jouissive et nous en donne pour notre argent. En jouant plus sur l’aspect dynamique et immédiat de sa musique que sur l’originalité proprement dit, le groupe ne s’en sort pas trop mal, et nous, pour le coup on s’en satisfera pleinement au vu des quelques single que contient cet album et qui se révèlent d’une efficacité redoutable.
[7/10]
It’s Records/Discograph - janv. 2012

30 janvier 2012

Leila – U&I

On avait laissé l’iranienne Leila Arab en 2008 avec un album à consonance pop, très beau, très réussi. Malgré la qualité et les échos très favorables reçus à l’époque pour ce 3ème album, Leila change une fois encore de direction pour revenir à quelque chose de plus dur, à des titres par moment assez expérimentaux, voire carrément bruitistes ("Colony Colapse Desorder") comme c’était le cas sur ses premières galettes. Résultat, on là un album assez froid, assez abrasif par moment, réalisé en collaboration avec le chanteur Mt. Sims qui apporte sa contribution sur la moitié des titres.
Malgré la variété de tonalités, de rythme, de hauteur dans les morceaux, malgré la palette sonore assez large utilisée par Leila, l’album apparait en fin de compte assez déroutant, semblant ne pas s’adresser aux mêmes auditeurs que pour le précédent LP. Mais les gens qui suivent Leila depuis ses débuts savent que ce n’est pas le genre d’artiste à faire deux fois la même chose, mais plutôt le genre à expérimenter, à aller sans cesse vers de nouveaux terrains de jeu qui à laisse du monde en route.
[7.5/10]
Warp - janv. 2012

23 janvier 2012

Chairlift – Something

Si le premier album de Chairlift ne manquait pas de charme, situant la musique de ce groupe dans une veine electro pop minimaliste, entre boites à rythmes légères, claviers 80’s et guitares discrètes. Quatre ans après ce premier essai, plus un succès de publicité avec le single "Bruises", mais un membre de moins (le guitariste Aaron Pfenning), le duo Caroline Polachek et Patrick Wimberly repart à l’assaut des charts indés, avec un nouvel album produit pas Dan Carey (Hot Chip, Franz Ferdinand...). Si cette production s’avère logiquement plus mature, plus ronde et plus travaillée que la précédente, on ne peut pas dire que le groupe ait forcément changé grand chose dans sa manière de faire, malgré les années. Si les influences et les sonorités 80’s de rigueur sont bien présentes, pour le reste Chairlift a bien du mal de se démarquer du tout-venant pop indé malgré un son et deux ou trois singles assez accrocheurs.
Et si Chairlift est un bon produit de grande surface, bien calibré, il lui manque, comme beaucoup d’autres actuellement, un peu d’âme et de caractère pour s’installer durablement dans le paysage musical indié et ne pas finir noyé dans la masse.
[6/10]
Columbia/Sony- janv. 2012

A écouter sur deezer et spotify

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